Low Intensity Training

La philosophie d'entrainement sur laquelle je me base au quotidien


En quoi consiste le Low Intensity Training ?

L'idée du Low Intensity Training (LIT) est simple : mieux vaut être capable de s'entraîner régulièrement à 80% que de donner 100% aujourd'hui et ne plus pouvoir s'entraîner demain. On privilégie donc un niveau d'effort que l'on est capable de répéter régulièrement, plutôt que de chercher à s'entraîner plus fort, à un niveau que l'on ne saura pas tenir sur plusieurs semaines.

La majorité des séances se font donc à basse intensité, avec un effort volontairement inférieure à son maximum. On n'oublie pas pour autant les séances difficiles, qui ont bien sûr leur place dans l'entraînement, mais elles sont utilisées de manière ciblée, lorsqu'elles apportent réellement quelque chose à la progression.

Pourquoi je privilégie le LIT dans mon coaching ?

Ça correspond à ma philosophie d’entraînement

Dans mes coachings, je cherche surtout à ce que le sport s’intègre naturellement et durablement dans le quotidien de mes athlètes. L’objectif n’est pas que vous soyez capable de vous entraîner à fond pendant trois mois, mais que le sport devienne progressivement une véritable habitude et trouve sa place dans votre mode de vie.

Le LIT correspond à cette vision : s’entraîner régulièrement, progresser sans s’épuiser et construire une pratique que l’on est capable de maintenir sur le long terme.

Parce que la progression vient avant tout de la régularité

Pour progresser, il faut pouvoir s’entraîner régulièrement. Des chercheurs en physiologie de l’endurance, comme Paul Laursen, ont mis en évidence que c’est la répétition des entraînements, semaine après semaine, qui permet à l’organisme de s’adapter et de progresser dans le temps.

Une séance très difficile peut être bénéfique, mais ce sont toutes les séances réalisées au fil des mois qui construisent réellement la progression. Le LIT permet justement de maintenir cette régularité en évitant trop de fatigue.

Pour minimiser le risque de blessures

En en faisant toujours beaucoup, on finit par atteindre les limites de son corps et par risquer de se blesser ou de perdre le plaisir et la motivation.

Le LIT permet de trouver une charge d’entraînement que l’on est capable de supporter dans le temps, sans constamment repousser ses limites. On peut ainsi progresser régulièrement tout en gardant le plaisir de continuer à s’entraîner. L’objectif n’est pas d’en faire le plus possible, mais d’en faire suffisamment pour progresser sans aller trop loin.

Ça a déjà eu d'excellents résultats

Aujourd'hui, mes coachés s’entraînent tous régulièrement, progressent, prennent du plaisir et n'ont aucune blessure.

Je préfère largement voir un athlète s’entraîner un peu moins que de lui faire atteindre sa limite et le voir arrêté pendant deux mois à cause d’une blessure. Pour moi, c’est aussi ça, une bonne préparation et un bon coach en sports d'endurance : permettre à un athlète de progresser dans la durée, pour atteindre ses objectifs à long terme, tout en restant capable de prendre du plaisir et s’entraîner semaine après semaine.

Parce que cette approche convient à tous les profils

Que vous pratiquiez la course à pied, le cyclisme, la natation ou le triathlon, que vous soyez débutant ou déjà expérimenté, le Low Intensity Training peut être totalement pertinent dans votre entraînement. Même lorsqu’un objectif demande d’accumuler beaucoup de volume, comme la préparation d’un Ironman, d'un triathlon L ou d'un marathon, l’enjeu reste de pouvoir supporter cette charge sur la durée. Le Low Intensity Training permet justement de construire ce volume progressivement, sans devoir aller dans le rouge.

Déconstruire les idées préconçues

"On s'entraîne tous les jours"

Non, c’est faux. On s’entraîne effectivement plus souvent qu’avec une approche basée sur des séances à haute intensité, mais on ne s'entraine pas pour autant tous les jours !

Au contraire, je considère que les jours de repos sont indispensables pour laisser au corps le temps de récupérer et de s’adapter à l’entraînement. J’en intègre donc systématiquement dans les semaines de mes coachings sportifs personnalisés.

Le nombre de jours de repos varie selon le profil, le niveau d’entraînement, les disponibilités et les objectifs de chacun. Mais même lorsqu’on doit accumuler beaucoup de volume, la récupération reste une partie à part entière de son entraînement.

"On ne fait jamais de travail d'intensité"

C’est faux. Même dans une approche Low Intensity Training, j’intègre régulièrement des séances d’intensité.

La différence, c’est que je ne cherche pas à rendre chaque séance difficile. On garde la majorité du volume à basse intensité et j’intègre de l’intensité lorsqu’elle a réellement un intérêt pour votre progression, comme pour travailler une allure spécifique ou préparer un objectif précis.

L’intensité est donc bien présente. Elle est simplement utilisée au bon moment et pour une bonne raison. Ce n'est pas la majorité de l'entrainement : chaque séance n'est pas intense.

"On fait toujours la même chose"

Non : le Low Intensity Training définit surtout l’intensité des séances de la majorité de l’entraînement.

Pour autant, au sein de la basse intensité, on peut fortement varier les plaisirs en jouant sur les types de sorties, les zones d’entraînement que l'on va viser, les exercices que l'on intègre, les durées, …

On peut donc construire des semaines très différentes tout en gardant une majorité des séances faciles.

A quoi ressemble une semaine pour un coaché ?

Laurent, 56 ans, courait depuis deux ans, mais avait perdu l’envie et accumulait les petites douleurs. Au début du coaching, mon objectif était donc simple : mieux cadrer sa charge et apporter un peu de variété à ses séances pour retrouver du plaisir, sans chercher la performance à tout prix. Quelques mois plus tard, la régularité et la motivation sont de retour, et les douleurs ont disparu. On commence donc progressivement à jouer pour améliorer sa performance, toujours dans la logique du Low Intensity Training.

Voici à quoi pourrait ressembler une semaine type pour lui à l'heure actuelle, au vu de ses disponibilités.

L

Lundi

Pas d'entrainement

M

Mardi

40 min de basse intensité (zone 1)

M

Mercredi

Pas d'entrainement

J

Jeudi

Séance de qualité : 3 X 8 minutes au seuil 1 (légèrement inconfortable)

V

Vendredi

Pas d'entrainement

S

Samedi

30 min de basse intensité (zone 1)

D

Dimanche

Sortie longue : 1h30 en endurance fondamentale (zone 2)

Retour d'expérience de mes coachés

"Au niveau de l'entrainement, pour avoir testé les 4 semaines intensives / 1 semaine repos ou bien même ton entrainement plus progressif, j'avoue que je me sens beaucoup plus à l'aise avec ce que tu proposes. Ça me convient mieux. Même au niveau des douleurs, je sens que je suis bien : je suis plus reposé et mes douleurs ont tendance à s'estomper, donc pour moi, c'est une bonne chose. Et je ne suis pas lessivé au bout de ma semaine".

Laurent M.